La réforme des transports sanitaires mise en pause

La réforme des transports sanitaires mise en pause

870 489 Alice Renucci

Suite à la recommandation de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), Agnès Buzyn a mis en pause la réforme des transports sanitaires. En effet, depuis plusieurs mois des centaines d’ambulanciers se mobilisent pour exprimer leur inquiétude.

La réponse à de nombreuses mobilisations

Depuis l’automne, les ambulanciers ont orchestré plusieurs manifestations pour clamer leur mécontentement. Début novembre, 700 ambulances ont bloqué le périphérique parisien. Depuis, plusieurs rassemblements ont eu lieu. En effet, des opérations escargots et de blocages se sont tenues sur la capitale. Des interventions semblables ont eu lieu à Strasbourg, Marseille, Bordeaux ou encore Lyon.

Ainsi, la Ministre de la santé avait réclamé un rapport à l’Igas. Cette démarche avait pour objectif de répondre aux problèmes exprimer sur le terrain.

Comment peut-on expliquer cette colère ? 

Pour rappel, la dite réforme est entrée en vigueur le 1er octobre 2018. Elle alloue les dépenses liées à certains transports aux établissements de santé. Auparavant, ils étaient financés par l’Assurance Maladie. Ainsi, les lieux de soins sélectionnent leurs ambulances par appel d’offres. En somme, les petites sociétés d’ambulances courent à leur perte. L’instauration de l’article 80 profite aux grandes entreprises, qui tirent des exclusivités auprès les établissements de santé. Les plus faibles risquent la faillite. 

Quel constat peut-on en tirer aujourd’hui ? 

Selon le Ministère de la santé : 

Ainsi, Mme Buzyn a annoncé que le rapport « ne remet pas du tout en cause l’opportunité de la réforme, au contraire, mais il montre que la mise en forme peut être améliorée ». De ce fait, « nous allons aujourd’hui faire effectivement une pause [et] travailler avec les services […], avec les transporteurs pour améliorer les points de mise en oeuvre qui posaient problème ». « Nous allons reprendre dans les semaines qui viennent cette réforme, évidemment avec les modulations qui auront été apportées ». La Ministre a ajouté que « cela ne devrait pas durer des mois non plus parce que nous avons besoin de cette réforme ».

Selon la Fédération Hospitalière de France : 

La Fédération hospitalière de France (FHF) s’interroge sur la « faisabilité de la période transitoire de pause ». Elle ajoute que « la FHF ne pourra accepter que pour maintenir coûte que coûte une réforme calamiteuse […], l’incertitude et la désorganisation persistent pendant une période indéterminée ». Elle réclame également une « sécurisation juridique et financière totale pour les établissements ».

Crédit photo : Maxppp – Alexis Sciard

Laisser une réponse

Your Name (required)

Your Email (required)

Subject

Your Message

css.php
error: Oups !