Test : êtes-vous atteint de nomophobie ?

Test : êtes-vous atteint de nomophobie ?

2299 1662 Alice Renucci

La « nomophobie » désigne l’angoisse de ne pas disposer de son téléphone, ou de ne pas pouvoir l’utiliser. Le terme provient de la contraction de « no mobile phone » et de « phobia », et c’est le mot de l’année 2018. 

 

Un questionnaire mis au point par des chercheurs américains

Avec l’évolution des technologies, la nomophobie est de plus en plus fréquente. Ainsi, des chercheurs américains, de l’université d’Iowa, ont conçu un test. Pour le mettre au point, les scientifiques ont questionné neufs étudiants quant à l’utilisation de leur smartphone. Cette démarche leur a permis d’identifier quatre caractéristiques majeures de la nomophobie. On note : ne pas être en mesure de communiquer, ne plus être connecté, ne plus avoir accès à l’information et renoncer au confort qu’il offre. Ainsi, les scientifiques ont établi un questionnaire qu’ils ont proposé à 301 étudiants. Il remporte d’ailleurs un grand succès.

nomophobie

Comment se présente-t-il ? 

En somme, il s’agit d’un questionnaire en vingt points, paru pour la première fois dans la revue Computers in Human Behavior. Une succession d’affirmations est proposée au participant. Ce dernier mesure son degré d’identification qu’il note entre un et sept. Il désigne le chiffre le plus bas s’il ne se reconnaît pas du tout, et le plus élevé s’il s’identifie totalement.

A vous de jouer ! 

Voici la liste des affirmations qui vous permettront d’effectuer le test. Notez vous entre un et sept pour chaque affirmation : un signifiant que vous n’êtes pas du tout concerné, sept que vous l’êtes totalement. 

Si j’ai un smartphone sur moi : 

  1. Oh malaise, si je ne peux pas accéder à  Google pour chercher des informations sur mon smartphone. 
  2. Toujours en quête d’informations, je mords si mon smartphone ne me nourrit pas de news (pas toujours utiles, faut le dire…).
  3. J’ai besoin de regarder les actualités sur mon smartphone. Si je n’y regarde pas la météo le matin, comment puis-je savoir comment m’habiller ? Vous risquez de me croiser avec un bonnet en été et un short en hiver. 
  4. Si je ne peux pas utiliser toutes les applications de mon smartphone, bienvenue aux pics de contrariété.
  5. Moi sans batterie ? Jamais ou bonjour l’anxiété ! 
  6. Je fais partie de ceux qui n’ont toujours pas de forfait illimité et me stresse à l’idée de dépasser mes droits (va falloir penser à changer ça d’ailleurs, le manque de connectivité c’est risqué).
  7. Si je ne dispose pas de couverture ou de signal wifi, je vérifie sans cesse la possibilité de me connecter à un nouveau réseau ou cherche constamment à me relier à un réseau wifi. « Merci Léon pour ton partage de connexion! ».
  8.  Pas de téléphone de disponible, je panique. Pas moyen de commander un Uber ou un Heetch. Je le savais que j’aurais pas dû aller en banlieue et rester sur Paris. Ça me servira de leçon. Ça y est je suis énervé. Je sens que je vais pleurer. 
  9. J’ai pas le droit d’utiliser mon téléphone mais j’en meure d’envie  » – Allez courage, tu peux tenir 10 min – Oh et si je regardais, mais juste 2 secondes – Bon ok, mais vraiment deux secondes ». 10 min après, j’y suis toujours. 

    Si je n’ai pas de smartphone sur moi :

  10. Mon dieu, comment vais-je tenir mes proches informé de mes potins journaliers ? Je m’inquiète.
  11. J’imagine le pire, une multitude de catastrophes serait arrivée à ma famille et impossible de me contacter. Oh misère ! L’angoisse m’envahit peu à peu. 
  12. Je me soucie de ne pas pouvoir recevoir de SMS ni d’appels. Le doux son des vibrations me manque. 
  13. Je m’inquiète de ne pas pouvoir garder le contact avec mes amis ou ma famille. Si je perds le contact un jour c’est peut-être pour toujours.
  14. Je suis tracassé à l’idée de ne pas pouvoir savoir si quelqu’un a essayé de me joindre. Et si Brad Pitt et Angelina Jolie avaient essayé de m’appeler hein, tu dirais quoi toi ? 
  15. Je suis préoccupé à l’idée de rompre ma connexion permanente avec mes proches. Loin des yeux mais près du coeur, le téléphone ça rapproche. 
  16. J’ai besoin d’avoir une emprise constante sur mon identité numérique. Comment survivront mes followers sans moi ? 
  17. J’adore fouiner sur les réseaux et participer aux ragots de temps à autre. Sans ça, ma vie c’est l’ennui. 
  18. J’angoisse à l’idée de ne pas pouvoir consulter mes notifications (même s’il s’agit majoritairement d’invitations à des jeux, merci les copains !), ou mes comptes en ligne (comme si mon compte en banque c’était le krach boursier, et qu’il fallait le consulter dix fois par jour). 
  19. Je suis gêné de ne pas pouvoir consulter mes mails, on sait jamais ce qui peut arriver.
  20. Je suis déboussolé car je ne sais pas quoi faire, tout simplement. Ma vie, mon smartphone. 

Quel score avez-vous obtenu ? 

20 points : Loin d’être concerné par la nomophobie, vous pouvez vous passer aisément de votre smartphone.

21 à 60 points : Vous souffrez d’une nomophobie légère. Vous êtes un peu contrarié si vous oubliez votre téléphone ou ne disposez pas de réseau. Toutefois, vous gardez le contrôle de la situation.

61 à 100 points : Vous êtes un nomophobe modéré. Attaché à votre smartphone, vous le consultez régulièrement et passez du temps à vous promener sur vos diverses applications. Savoir que vous n’êtes pas joignable vous angoisse.

101 points et au-delà : Votre nomophobie est sérieuse. Vous êtes dans l’incapacité de vous décrocher de votre téléphone plus d’une minute. Vous le consultez dès le réveil jusqu’au coucher. Il empiète d’ailleurs sur un grand nombre de vos activités.

 

Crédits photo : https://www.imnotgeek.com/04-12-2012/etude-des-millions-damericains-sont-atteints-de-nomophobie-16821
http://reglo.org/posts/sante-souffres-tu-de-nomophobie-5223

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