Psychiatrie : pour « des soins plus humains », des professionnels du secteur manifesteront ce mardi

Psychiatrie : pour « des soins plus humains », des professionnels du secteur manifesteront ce mardi

710 205 Alice Renucci

Ce mardi 22 janvier, une manifestation se tiendra à Paris. Elle partira de la place de la République, à 11 heures, pour finir devant l’Assemblée nationale. Le personnel des établissements psychiatriques ont cessé de travailler et réclament « des soins plus humains ».

La logique « industrielle » des établissements de santé tue peu à peu la relation patient/soignant 

Plusieurs syndicats en lutte 

soinsLeur revendication principale reste d’accueillir et soigner les patients dignement. Ainsi, grâce au collectif Pinel en Lutte, plusieurs syndicats de psychiatrie s’uniront pour revendiquer leurs convictions. En somme, vous pourrez retrouver lors de ce rassemblement des organismes tels que Sud Santé ou encore la CGT.

La « situation dramatique de la psychiatrie publique »

Médecins, infirmiers et autres personnels du secteur se retrouvent afin d’ « alerter la population de la situation dramatique de la psychiatrie publique ». « On nous demande de plus en plus de paperasse, de chiffres qui n’ont pas de sens. On ne soigne pas un schizophrène comme on soigne une jambe cassée, ce n’est pas quantifiable », explique Isabelle Basset, psychologue et membre de Pinel en Lutte.
En effet, le rapport patient/soignant se détériore peu à peu alors que le relationnel reste primordial dans le milieu. Oriance Cayard est infirmière au GHU Paris Psychiatrie et neurosciences. Elle dresse un constat similaire à celui de notre précédent témoignage. « On veut suffisamment de personnel pour pouvoir écouter les patients et éviter des situations dramatiques où l’on se retrouve contraint de les enfermer, de les contentionner. Quand j’ai commencé en psychiatrie il y a 14 ans, les conditions n’étaient pas top, mais je connaissais les patients, ils me connaissaient, j’arrivais à anticiper les situations de crise. Maintenant on n’arrive plus à retenir leur nom de famille ».

Comment explique-t-on cette « déshumanisation » des soins ? 

Les difficultés budgétaires sont souvent au coeur du sujet. Le problème : ces soucis financiers impactent directement les traitements. En effet, le manque de personnel entraîne une logique industrielle, qui ne devrait pas être dans les établissements de santé. Le besoin et le manque de lits poussent à faire sortir les patients le plus tôt possible. Dans la même perspective, où l’on privilégie la rapidité à la qualité, on préfère les médicaments à la médiation thérapeutique.

Des délais d’attente notables et des services débordés 

soinsPlusieurs facteurs atténuent la qualité des soins. En outre, le manque de formation du personnel ainsi qu’un turn-over important des équipes vient altérer la valeur des services. Aussi, des délais d’attente trop importants pour obtenir un rendez-vous avec un professionnel viennent créer le trouble. De plus, les places d’hébergement dans les centres médico-sociaux restent trop maigres. Ce phénomène engendre un engorgement massif des services et un mauvais suivi auprès des patients.

Agnès Buzyn a présenté en juin une feuille de route sur la santé mentale ainsi qu’une rallonge de 50 millions d’euros, en décembre. Toutefois, ces propositions n’ont pas conquis les professionnels.

Si vous souhaitez soutenir ce projet mais que vous ne pouvez pas être présents mardi, une signature électronique suffit. Rendez vous à l’adresse suivante : https://urlz.fr/8Hj2. De nombreux professionnels comptent sur vous ! 

Crédits photos : Compte Facebook Pinel en Lutte 

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