Avec Siemens, le numérique s’immisce dans l’imagerie médicale

Avec Siemens, le numérique s’immisce dans l’imagerie médicale

1170 743 Alice Renucci

Siemens Healthineers est l’un des leaders dans le domaine de l’imagerie médicale. Avec 13,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, il consolide sa position sur le marché des PET Scan. En effet, il lance un appareil 100 % numérique. Plus rapide, il s’agit d’un véritable gain pour le secteur de la cancérologie, et d’une grande première en France et à l’échelle mondiale.

Qu’est-ce qu’un PET Scan ?

Le CHU de Brest était le premier à se munir du Biograph Vision, la première création en matière d’imagerie moléculaire du constructeur allemand. Parus dans les années 2000, les PET Scan réunissent deux modalités d’imagerie. Le scanner produit des images précises des organes après reconstruction en trois dimensions. Aussi, il détermine la tomographie à émission de positons, appelée PET en anglais. Celle-ci apporte des informations sur le fonctionnement des organes après injection d’un radiotraceur (la molécule détectée).
La machine reste principalement utilisée en cancérologie mais sert également la neurologie et la cardiologie.

Quels sont les apports fournis par Siemens ?

L’évolution se situe dans le passage intégral au numérique. Philips et GE devancent Siemens sur le marché mais « si ces machines sont performantes, celle de Siemens l’est sans doute encore un peu plus », déclare un médecin spécialiste du domaine. En effet, elle est munie d’une qualité technique supérieure pour la plupart des paramètres, qu’il s’agisse de la résolution spatiale, de la sensibilité ou du rapport signal/bruit. Ainsi, la résolution de l’image produite est comparable à celles émises par un IRM. La digitalisation résulte dans la disparition du tube photomultiplicateur au profit d’un capteur numérique. Siemens a profité de cette modification pour optimiser d’autres éléments de la chaîne d’acquisition de l’image. Contrairement à ses concurrents, Siemens fabrique lui-même chacun de ses composants.

Quels sont les projets pour ces nouvelles machines ?

L’entreprise estime à une centaine le potentiel d’installation en France. Ainsi, elle compte consolider sa part du marché et se positionner comme leader de l’Hexagone, voire du monde. Siemens compte remplacer les appareils obsolètes mais aussi augmenter le taux d’équipement et répondre à un recours accru à la médecine nucléaire.

Gilles Karcher, chef du pôle d’imagerie du CHU de Nancy explique : « Les examens en PET Scan sont en effet de plus en plus prescrits, en particulier en cancérologie pour le diagnostic initial mais aussi pour le suivi des traitements. Ils sont même devenus incontournables dans certains d’entre eux comme les lymphomes ».

En somme, Siemens offre un véritable gain de temps tant aux patients qu’aux professionnels de santé

« On peut voir de plus en plus de choses, de mieux en mieux caractérisées. Avec comme avantage, soit de réduire la quantité de radioisotope utilisée, ce qui est particulièrement intéressant pour les isotopes difficiles à produire, soit de réduire le temps de l’examen à qualité d’image constante », explique Pierre-Yves Salaün, chef du service de médecine nucléaire du CHU de Brest.

En 2012, un examen durait 20 minutes. Avec les nouvelles machines, cela ne prend que 6 minutes. Cette évolution est un véritable gain tant pour les patients que pour les établissements de santé.  

Crédit photo : http://mouscron.blogs.sudinfo.be/archive/2017/11/14/bonne-nouvelle-un-pet-scan-a-tournai-pour-la-wallonie-picard-240515.html
https://www.healthcare.siemens.fr/molecular-imaging/pet-ct/biograph-mct

Laisser une réponse

error: Oups !