Grand débat : la santé au coeur des préoccupations

Grand débat : la santé au coeur des préoccupations

678 454 Alice Renucci

Depuis le lancement du grand débat par Emmanuel Macron, le Huffingtonpost a dédié une plateforme, Make.org, qui recense 142 000 participants pour 10 000 propositions au 28 février. Les inquiétudes liées aux déserts médicaux, aux inégalités d’accès aux soins et à la dépendance font parties des principales discussions.

Le secteur de la santé au coeur de toutes les discussions

Dans les zones arrièrées

Le 1er février, Edouard Philippe, premier ministre, s’est rendu dans un petit village de l’Allier. La question de l’accès aux soins occupait les premières places. L’homme politique a pris conscience du tracas qu’elle suscitait.

Dans la presse

Le Huffingtonpost a interrogé ses lecteurs quant aux questions qui les turlupinent. Deux d’entre elles portent le plus de voix :

  1. « Il faut améliorer les structures d’accueil des personnes âgées » ;
  2. « Il faut améliorer l’accès au secteur médical en milieu rural avec le développement des maisons de santé pertinentes ».

Les français espèrent un réinvestissement du gouvernement

Ainsi, de nombreuses propositions touchent aux domaines de la santé, recoupés par ceux de la ruralité. Toutefois, aucune de ces questions n’appuie un désengagement de l’Etat et des collectivités. Chacune prône un réinvestissement dans les hôpitaux, les centres médicaux et la médecine de proximité. Certains espèrent une meilleure rémunération des soignants.

Ces faits nous mènent à nous demander s’il s’agit d’une situation étonnante dans la mesure où nous vivons dans un pays où la Sécurité sociale fait partie du patrimoine national et où l’espérance de vie a considérablement évoluée, entraînant de nouvelles considérations quant au quatrième âge.

La population clame son mécontentement

Depuis plusieurs semaines, la santé se trouve de manière récurrente au coeur de l’information. En effet, le mouvement des gilets jaunes avaient déjà abordé nombreuses de ces préoccupations. Avec le grand débat, le mal des déserts médicaux, lié aux interrogations quant à l’accès aux maisons médicalisées pour les personnes âgées, font lever des voix. A cela s’associe la fermeture de maternité, la crise du personnel dans les hôpitaux ou encore la maltraitance en maison de retraite. Dans un contexte d’émergence de la médecine, et des activités qui l’entourent, le débat fait rage.

Faut-il obliger des médecins à s’installer en zone rurale ?

Emmanuel Macron dit « non »

Pour répondre à certaines de ces inquiétudes, Emmanuel Macron a posé certaines directives. Il préconise notamment le développement de la télémédecine. Cette solution se porte comme une alternative pour lutter contre les déserts médicaux dans la mesure où le président ne veut pas contraindre des médecins à s’installer en zone rurale.

Reviendra-t-il sur sa décision ?

Cette possibilité, que le chef d’Etat ne veut pas envisager reste néanmoins la plus débattue sur la plateforme de débat. « Il faut imposer un temps d’exercice en milieu rural (10 ans) aux professionnels de santé qui profitent bien des bourses publiques allouées », affirme Alain. « Il faut obliger les médecins à s’installer en zone rurale pendant quelques années après l’obtention de leur diplôme », ajoute Fred.

Actuellement, il est difficile de savoir si M. Macron reviendra sur sa décision. La « contrainte unilatérale venant d’en haut peut faire plaisir aux élus qui sont sur ces territoires mais ne marchera pas », avait-il affirmé lors de la présentation du plan Santé. Il confirme ainsi qu’il favoriserait la création et le financement de 400 postes « incitatifs » de médecine généraliste, destinés aux « zones les plus critiques ».

Le grand débat au coeur de toutes les voix

Même si les réclamations des français ne sont pas restituées dans l’immédiat, le sujet devrait être abordé prochainement. La question s’immiscera certainement dans les débats parlementaires dédiés au projet de loi de réforme des études de santé et de la carte hospitalière. L’Assemblée nationale se chargera du sujet le 18 mars prochain.
Le projet de loi « relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé » a été présenté au Conseil des ministres le 13 février. Il dépend du plan « Ma Santé 2022 », détaillé en septembre par le président.

Le dispositif se présente comme l’occasion de mener à bien une révision de la carte hospitalière. Le gouvernement souhaite redéfinir les missions des hôpitaux de proximité. Cette mesure alerte les Français, inquiets de voir disparaître la médecine de proximité, et la fermeture de certains services, telles que les urgences, dans les petites structures.

Crédit photo : https://www.corse.ars.sante.fr/participez-au-grand-debat-national

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