Envoyer des robots à l’intérieur du corps humain : un dispositif en pleine évolution

Envoyer des robots à l’intérieur du corps humain : un dispositif en pleine évolution

880 586 Alice Renucci

De nombreux chercheurs ont pour projet d’envoyer de petits robots dans le corps humain. Ces derniers auraient pour mission de délivrer des médicaments à l’endroit malade et relèveraient ainsi d’une grande précision.

Quelle sera son apparence ? 

Nous allons nous intéresser à un robot conçu par une équipe de professionnels basée à l’université de Hong Kong. Il s’agit d’une bande de caoutchouc posée sur une multitude de petits picots. Il mesure un centimètre et demi de long, 7mm de large et environ 1mm de haut. En somme, il ressemble étonnamment à un mille pattes.

Comment ça marche ? 

Des particules magnétiques font parties du robot et lui permettent d’être contrôlé à distance, par le biais d’une sorte d’aimant. Grâce à ce procédé, le médecin pourra diriger l’appareil vers l’endroit choisi. Il est également capable de se déplacer dans toutes les positions, que ça soit horizontalement ou verticalement. Aussi, il s’adapte à tout « type de terrain ». De nature hydrophobe, il ne craint pas l’humidité. Ainsi, il est apte à s’infiltrer parmi les mucus et fluides corporels. Ses petites pattes limitent les frottements avec les tissus ; c’est pourquoi il peut se déplacer sans abîmer l’intérieur du corps humain.

Quelles sont ses capacités actuelles et futures ?

Actuellement, le robot peut transporter jusqu’à 100 fois son poids. Il se déplace soit en ondulant d’avant en arrière soit de à gauche à droite. L’objectif est donc de l’amener jusqu’à la tumeur ou l’infection afin de délivrer le médicament, sans abîmer les cellules qui l’entourent. Son ultime capacité, encore à développer, serait de lui adjoindre une caméra. Cette dernière permettra d’inspecter le corps et la zone malade.

Toutefois, la commercialisation n’est pas encore prévue. Les chercheurs doivent encore effectuer des tests. Ils envisagent d’utiliser un matériau biodégradable pour fabriquer la machine. De cette manière, le malade pourra la « digérer » une fois sa mission accomplie.

Crédit photo : RTL 
Crédit vidéo : Euronews 

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