Ambulanciers et pompiers ne s’associent plus lors du balisage des accidents

Ambulanciers et pompiers ne s’associent plus lors du balisage des accidents

1350 759 Alice Renucci

Depuis le 1er janvier, lors d’un accident sur les voies rapides, les pompiers ne sont plus obligés d’aller baliser la zone. À Liège, les professionnels exécutent cette nouvelle mesure et délèguent le balisage à la police, au grand regret des ambulanciers.

Etude de cas d’un accident à Liège

Il y a peu, des ambulanciers ont dû intervenir dans le cadre d’un accident de la route, où un blessé était à bord de son véhicule, au milieu de la voie. « Le 100 nous a dit qu’il envoyait un balisage, on demandait le balisage. Mais les pompiers ont refusé de venir. La police était surchargée avec beaucoup d’accidents sur le secteur à ce moment-là », explique David Caels, ambulancier.

Un danger pour les patients 

C’est ainsi que l’ambulance a fait office de balisage. Ne disposant pas d’autres solutions, les ambulanciers ont pris cette décision. Ils ont placé le véhicule 50 mètres avant l’accident, et le blessé a été pris en charge derrière le rail de sécurité.

En effet, « pour éviter un suraccident, ils ont pris la décision de laisser le véhicule en balisage. Très bonne décision je trouve… Ce n’est pas la meilleure manière de travailler évidemment, au détriment de la victime, ça c’est un fait », explique Guy Rensonnet,  chef de service d’une société privée d’ambulances.
Il s’agissait d’une décision prise dans le cas d’une situation d’urgence. Aussi bonne soit-elle, cette mesure n’est pas envisageable sur le long terme et ne devrait pas se renouveler.

« Le patient avait très très froid. Il gelait ce jour-là. Donc nous avons mis une couverture de survie sur le patient et attendu que la police arrive ».

Une situation qui met également les ambulanciers en danger 

Auparavant, une telle situation n’aurait jamais eu lieu puisque les pompiers étaient envoyés d’office lorsqu’un balisage était nécessaire. Depuis le 1er Janvier, à Liège, les pompiers se sont délestés de cette mission. Ils ne balisent plus les interventions des ambulanciers privés et de la Croix-rouge.

Ce détachement inquiète les ambulanciers tant pour les patients que pour leur propre vie. « Peut-être qu’un jour, il  y aura un risque que sur une nationale, sur une autoroute, qu’un ambulancier, comme on dit vulgairement, se fasse jeter en l’air, et à ce moment-là on en tirera les conclusions », alerte Eddy Quensier, directeur opérationnel de la Croix-Rouge en Belgique. Il serait dramatique d’en arriver là et que de telles décisions mettent en péril des vies.

Les ambulanciers ont d’autant plus de mal à digérer la situation puisque les pompiers continuent d’assurer le balisage de leurs propres véhicules. A Liège, les ambulances privées et celles de la Croix-rouge ne disposent plus que de la police pour les protéger.

Crédit photo :  PASCAL BONNIERE – VDNPQR

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