« Ma santé 2022 » : la nouvelle réforme de santé

« Ma santé 2022 » : la nouvelle réforme de santé

616 345 Alice Renucci

Emmanuel Macron a présenté sa réforme de santé :  « Ma santé 2022« . Lors de son discours, le président a annoncé : « Je veux que le système de santé soit l’un des piliers de notre Etat-providence du XXIème siècle ».
Il a ainsi abordé différentes notions comme le vieillissement de la population, les difficultés rencontrées par les professionnels de santé ou encore le mal-être qui découle des tensions actuelles. Un budget de 3,4 milliard d’euros servira une cinquantaine de mesures.

Le système actuel de santé dorénavant obsolète

En effet, le système de santé ne convient plus aux besoins actuels. Il ne correspond plus aux attentes des patients, ce qui déplait aux professionnels de santé. Aussi, une organisation rigide et d’importantes tensions financières alimentent ce contexte de crise.

De ce fait, le gouvernement suscite le changement autour de trois axes prioritaires :

  • « Placer le patient au coeur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme ;
  • Organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
  • Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé. »

Les points « vedettes » de la réforme

Le Ministère des Solidarités et de la Santé recense dix “mesures phare de la réforme” . 

Faciliter l’accès aux soins

Dans un premier temps, le gouvernement souhaite créer, dès 2019, des financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital de pathologies chroniques. Cette mesure concerne les cas de diabète et d’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière.

Organiser les territoires

En prévision de 2022, le Ministère compte déployer 1000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) afin de structurer le territoire. D’ici la fin de l’année, une stratégie nationale de déploiement sera fixée.

Dès 2020, le gouvernement instaurera une labellisation des premiers « Hôpitaux de proximité ».  Ces établissements dispenseront des missions hospitalières de proximité telles que des soins aux personnes âgées, des soins de suite et de réadaptation, des consultations de spécialités et/ou non programmées. Aussi, ils devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine.

Dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de secours et de référence, une réforme du régime des autorisations des activités de soins se fera en plusieurs phases. En 2020, elle aboutira sur des normes dédiées à d’autres activités telles que les services d’urgence, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie.

Dans la perspective organisationnelle des activités de soins et le management de l’équipe soignante émerge le projet de redonner au service son rôle de « collectif ». Le Ministère de la santé encourage la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité du service. Il est donc primordial de porter de l’intérêt  aux compétences en management des responsables médicaux.

Aussi, la commission médicale d’établissement devra élargir ses compétences afin de renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.

Lutter contre la désertification médicale

Le Président désire apporter un soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux. Pour en bénéficier, ces derniers exerceront en groupe et s’inscriront dans un exercice coordonné ou une CPTS. Aussi, les professionnels s’engageront sur un bénéfice mesurable pour la population en matière d’accès aux soins. Les médecins auront ainsi plus de temps et pourront se concentrer sur les soins.

De nouveaux professionnels pour un nouveau système de santé

Suite à la suppression du concours PH, le statut unique de praticien hospitalier apparait. Ce changement a pour objectif de faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours des professionnels et privilégier l’exercice mixte.

Le numerus clausus disparaitra. Ainsi, le concours de fin d’année n’existera plus tout comme les quotas de places en pharmacie, dentaire et maïeutique. Les cycles des études en santé seront restructurés afin d’encourager les passerelles et diversifier les profils des candidats car actuellement, selon Emmanuel Macron, « c’est un gâchis qui concerne 25 000 étudiants, chaque année ».

Une réforme touchera le deuxième cycles des études médicales et les épreuves classantes nationales seront supprimées. L’objectif de cette mesure reste de mieux prendre en compte les compétences et aptitudes des élèves.  Le projet professionnel aura également son importance.

 

Crédit photo : http://snmkr.fr/analyse-projet-gouvernemental-sante-2022-engagement-collectif-25/

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